MANIFESTO

hippie marketing les transats

Rebel Rebel

Dire tout haut ce que l’on pense tout bas, c’est un peu se retrouver tout nu dans un transat. Mais on assume ! Chez Les Transats, ce en quoi nous croyons très fort, n’est pas toujours politiquement correct. La recherche infinie de croissance, aller vite, toujours plus vite, consommer encore et encore, on n’y croit plus beaucoup.

Le marketing, la com, c’est notre métier d’origine mais pour dire les choses sincèrement, on est de moins en moins à l’aise avec les excès d’une discipline qui cherche à vendre toujours plus, à être omniprésent, quelque soit le coût humain, culturel ou écologique. Nous pourrions donc pencher davantage du côté Punk Marketing, qui assume de ne pas plaire à tout le monde, et fidéliser à mort nos adeptes. Il y a cependant un côté cynique, voire violent dans le punk qui ne nous ressemble plus vraiment. L’âge surement !

 

Non, nous, on serait plus proche d’un « hippie Marketing »…

Above us, only sky

Et encore, Marketing, il faut le dire… vite. Et ça tombe mal de toute façon car, nous, ce à quoi nous croyons, c’est à la lenteur et au respect du rythme de chacun.

Qui prend encore le temps de regarder le monde, le ciel, les étoiles, les enfants qui grandissent, les montagnes, les vagues, la rivière et les cailloux (hein Francis), les arbres et le bois qui flotte, le vert, le bleu, le soleil, les nuages, le grain du papier, les sourires timides, les gestes maladroits et les paroles irrécupérables, le temps qui passe ; qui prend le temps d’écouter les riffs et les plaintes, le vent, les rires et les silences ?

S’il est bien un produit qui enquille les décennies, tranquille, et qui est particulièrement adapté pour faire tout ça, c’est bien le transat. Déjà presque 150 ans et toujours là pour regarder la vie autour de soi.

eye in the sky les transats
un beau matin fatigué les transats

Un beau matin, fatigué

Le transat est peut être même plus utile aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été auparavant. Faire une pause, stop, ne plus rien à faire, s’arrêter, tu verras bien qu’un beau matin, fatigué, j’irai m’asseoir sur le transat d’à côté.

Tout le monde ici courre, se précipite, paye, enchaine, empile, surcharge, halète, suffoque… Et même se divertir, danser, visiter, skier, escalader, c’est crevant. Ne parlons même pas des écrans et des réseaux sociaux… Un jour, nous intègrerons en loucedé, des brouilleurs d’ondes sur nos transats, c’est promis. Et si nous regardions plus loin que le bout de nos doigts ?

WISH YOU WERE HERE

S’asseoir dans un transat c’est donc aussi un point de vue sur la vie. En tout cas c’est le nôtre. Et « force est de constater » (on adore cette expression) que l’expérience utilisateur (on adore pas cette expression) est toujours une réussite. On a assez peu de « non… mais c’est un scandale, vautré comme ça dans votre transat, j’ai failli ressentir du bien être ».

Non. Carrément l’inverse même.

 

Et si nous n’avons pas inventé la poudre en créant Les Transats, on a eu le grand plaisir de constater que ça marchait à chaque fois, l’effet « c’était bien », pour tout le monde et n’importe où. C’est déjà beaucoup en fait.

les transats peace and love

Make your mark

Quand j’étais petit, je croyais que la publicité était utilisée par les marques qui n’arrivaient pas à vendre leurs produits, les nazes, les pas bons. Pour moi, celles qui étaient vertueuses trouvaient naturellement leurs clients et leur utilité et n’avaient nul besoin de communiquer. Peut être un peu frustre le petit garçon… Avouons que les traits de génies en matière publicitaire sont assez rares.

 

Mais bon, nous concevons que la publicité, et autre visibilité, notoriété, territoire de marque ou activation (barbarisme qui induit l’apparition de la marque dans le monde réel) soient un mal nécessaire. Mais tant qu’à faire… Autant être utile, accueillant et joli. Alors oui, vous pouvez mettre votre logo sur Les Transats et mais, surtout, vous allez prendre vraiment soin de ceux que vous recevez.

EVERYTHING COUNTS

On ne passe pas sa vie dans un transat, c’est vrai. Lorsqu’on le quitte, le transat demeure. Ce que le transat ne rend plus comme services pour le bien être, il le rend alors pour les yeux.

C’est un meuble simple, un objet déco, et s’il est un véritable casse-tête à monter pour certains (l’auteur lève les yeux au ciel), il peut aussi devenir un chevalet de peintre (l’auteur s’enflamme) ; une plage de transats, le mur d’un musée…

Un transat, ça se voit. Ca peut aussi se regarder.

De belles toiles. Faisons de jolies toiles, des toiles avec du sens, des messages, des photos rares, des bons plans, des appels au secours, des déclarations d’amour, des mots doux, des mots d’ici et d’ailleurs, des unis unissants, des ronds, des rayures, c’est un défi, 150 ans d’existence et encore tout à créer.

less is wise les transats
la vraie révolution est intérieure

Relax said the night man

Et celle ou celui qui y posera ses fesses aura tant de choses à y faire, tel que : rien, nada, que dalle, wallou… Et c’est déjà tellement bénéfique.

Respirer, se regarder respirer, faire le vide, fermer les paupières, méditer, c’est de l’ocytocine en barre. Vous (re)tomberez amoureux plus facilement. Dormez, vous rechargerez votre stock de dopamine. Souriez aux oiseaux (quitte à avoir l’air un peu con), riez avec votre voisine de transat, c’est un max d’endorphines collectées, c’est un antidouleur sans ordonnance. Et puis si le soleil vous chatouille les narines, c’est juste bon, de la sérotonine, du bien être, l’anti dépresseur ultime !

S'arrêter, repartir en arrière

Faisons aussi de bons transats. De quelques bouts de bois et d’un peu de tissu, rien d’invraisemblable à concevoir, fabriquons un produit simple, proche, économe. Nos toiles sont tissées, imprimées et confectionnées à quelques dizaines de kilomètres de Lyon. Nous travaillons encore à optimiser l’impact environnemental de nos produits. Bientôt, nous garantirons l’origine de la structure du transat. Et quand son heure sera venue,  que son bois flambe et que sa toile devienne un sac ou un isolant thermique !

En somme, faire une sieste dans un transat c’est presque un acte militant, grave Pacha Mama. Lire un bouquin dans une chilienne, une manifestation anti Gafa. Y écouter le ressac et c’est limite devenir bouddhiste. Rire dix minutes avec ses collègues dans des chaises longues, c’est l’envie assurée de fonder un ashram… Tu es bien quoi.

Quand on vous disait qu’on était plutôt hippie…