Saison 1, épisode 1 : L’IDEE DES TRANSATS, UNE HISTOIRE DE FESSES

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C’est toujours étrange de se souvenir du moment où on a eu l’idée, quand finalement l’idée s’est concrétisée. On en a tellement, des idées loufoques. Il y en a tant qui disparaissent presque instantanément. Mais quand j’y pense, c’était un beau moment, un bel endroit sous un magnifique soleil. Tout ça était surement de bon augure.

 

Un jour unique, comme les autres

 

Il y a presque deux ans, nous étions assis sur les berges de la marina à Confluence à Lyon, au mois d’aout. My God, je l’ai racontée cent fois cette histoire… Vous le savez probablement si vous vivez en ville, quand il y a un rayon de soleil, on met vite le nez (et les fesses) dehors. Je parle de fesses puisque bien souvent celles-ci se retrouvent posées douloureusement sur le béton. C’est donc le postérieur endolori après plusieurs minutes de statique bronzage, que je m’interroge : « J’ai mal au c**, mais pourquoi ils n’installent pas des transats, comme à Londres dans Hyde Park ? ». Et d’imaginer qu’en fait on pourrait carrément monter une boite avec ça. De fil en aiguille, on divague, on délire sur tout ce qu’on pourrait faire, comment gagner de l’argent avec ça. Et puis, vous savez ce que c’est, l’idée n’est restée qu’un rêve fou, quelques minutes, le temps de reprendre le cours de sa vie, comme disait Michel Jonasz… mais ça n’a rien à voir.

 

De la falaise, il vaut mieux se jeter franco, pour apprendre à voler…

Quelques semaines plus tard, pourtant, je laissais le job de responsable marketing que j’occupais depuis 10 ans dans une boite de déco pour retourner sur les bancs d’une business school lyonnaise spécialisée dans l’entrepreneuriat (non pas celle à deux lettres, mais pas si mauvaise quand même)… Quand ça vous chatouille ! A 40 ans, avec 2 enfants, quelle folie… On me dit souvent que c’est courageux, tu parles… C’est un mix d’inconscience, d’optimisme forcené, d’égoïsme caché et d’addiction à l’adrénaline oui ! Le projet des Transats est revenu sur le tapis lorsque j’ai intégré un projet d’étudiants (sic), vous savez ce genre de création virtuelle d’entreprise si caractéristique des écoles de commerce. J’ai ramené ma fraise et mes transats. Avec mes potes de l’école, on a bien travaillé, si bien qu’après une étude de marché, un « business plan »  un peu bancal mais pas mal chiadé graphiquement parlant, et bien vendu en live, on a gagné le prix du meilleur projet de l’école. Je ne suis toujours pas sûr que le jury n’ait pas hésité un tout petit peu, face au risque d’humilier « son étudiant » de 40 ans devant un amphi plein à craquer de gens de 20 ans… Toujours est-il qu’on a gagné et finalement nous avions suffisamment validé l’intérêt du concept pour que ça ne me chatouille plus uniquement mais que ça me gratte carrément !

 

Sortez Les Transats !

 

On publie beaucoup d’articles sur les traits de caractère d’un entrepreneur, ils sont comme ceci, ne sont pas des super-héros, sont des super-héros, bla, bla, bla… Je ne sais pas si un de ces papiers a fini de me convaincre que j’avais particulièrement la fibre. La ténacité peut être, apprise dans d’autres domaines plus personnels de la vie, oui. Une grande capacité à toujours y croire, malgré
des grands canyons du découragement dans la ruée vers l’or ? Oui aussi. Et puis l’urgence quoi… Pas le choix, enfin plus le choix. Le choix je l’ai fait, maintenant je vais au bout. Quand je dis « je », pas  « je », d’ailleurs. Nous. Mais cet aspect des choses, l’humain, ce que j’en sais aujourd’hui, j’ai vraiment envie de le raconter dans un autre billet.

 

 

L’histoire de ces rencontres, je vous la raconterai. Ces deux années où les humains ont compté plus que tout et nous ont permis d’arriver à ce jour, où la boite semble commencer à vouloir vivre (d’amour et d’eau fraîche pour l’instant, j’vous explique), mais petit à petit nous dévoilons nos projets, réseaux sociaux, pitchs, banques, expert-comptable, client, claque, site internet, non pas maintenant revenez, porte dans le tronche, pas mal votre truc, re-porte (t’as pas compris ?), oui un jour peut-être…

 

Bref, le printemps arrive. Punaise, on y est presque, plus de temps à perdre, on n’a pas la vie entière là. Mais c’est cool !