Saison 1, épisode 2 : L’ENFER, C’EST LES AUTRES. LE PARADIS, AUSSI.

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Je n’ai pas de leçon à donner, il me semble juste que pour entreprendre il ne faut pas tout écouter. Mais je crois qu’il faut tout entendre et de toute façon, on ne te donne pas forcément le choix.

 

Seul, j’ai essayé d’entreprendre et franchement, c’est chaud. Ce n’est même pas seulement la difficulté d’être seul face à soi, sa page blanche, son café, son écran d’ordi. C’est surtout tellement moins riche. Et pourtant, à plusieurs, ça peut être cruel aussi. C’est peut être d’ailleurs parce qu’il a fallu que je laisse plusieurs personnes sur le chemin de la création de cette boite, des « ça continue sans toi », que je me suis senti le devoir de poursuivre le projet en faisant le pari que d’autres arriveraient. De toute façon, on ne sait pas. Au mieux, on a des intuitions et des nuits agitées, qui vous indiquent qu’il y a peut être quelque chose à changer.

 

Viens… Viens, me dire que c’est nul. Si t’oses !

 

Il y a donc eu plusieurs personnages influents dans la création de Transats. Certains très directement impliqués dans le projet, d’autres plus en périphérie. Il y a aussi des observateurs et pas assez de vrais conseillers, je dois dire. Peut être parce que j’ai deux défauts :

Un, j’ai pas vingt ans donc on vient, de fait, rarement me chatouiller le concept, ni la crédibilité (trop drôle quand on se sent soi-même pas forcément ultra en confiance)…

Deux, j’ai du mal à admettre qu’on me dise « non ». Ca se sent à distance que le mec en face de toi (moi, si tu as suivi), il n’a pas envie qu’on lui dise que son idée c’est de la m****.

Donc bref, ceux qui ont eu envie, ceux qui se sont permis, ont eu raison de le faire, parce que voir les autres s’impliquer sur son idée, ça fait toujours quelque chose, une critique, un encouragement, ça aide toujours d’une façon ou d’une autre.

 

Une rose et des épines

 

Mais je veux parler de vous, ceux qui étaient ou sont encore de l’aventure. Des personnalités très différentes ont façonné cet embryon de boite. Il y a bien sûr « Celle » avec laquelle l’idée m’est venue. Essentielle, évidente, intelligente, intransigeante. Première. Mais ça ne regarde que moi.

 

Et puis il y a eu Julien, Louis, Maxime, Cyril qui ont contribué à faire avancer le projet, avec lesquels de nouvelles idées sont venues, parfois seulement des rêves. Les rêves ne suffisent pas malheureusement, lorsqu’on mène une aventure comme celle-ci, la réalité est brutale, l’argent rare, le temps compté et les illusions de courte durée. Il faut donc parfois dire, avouer qu’on ne sent pas les choses ensemble, finalement. C’est dur à sortir et ce n’est pas mon fort. J’ai été clair et j’ai été flou. Jamais malhonnête. Mais l’amertume est un goût dont il est difficile de se débarrasser. Alors, avec quelques lignes aujourd’hui, je les remercie, notamment Cyril, avec lequel nous avons créé le logo, je lui ai promis de le citer, dont acte. www.cbtstudio.fr

 

Bon à rien, pas mauvais en tout

 

Comme disait Renaud, « une gonzesse de perdue, c’est dix copains qui reviennent » (in. Manu). La vie est ainsi faite, on quitte, on est quitté puis on découvre autre chose, finalement, d’autres gens. Une grosse part de hasard et un peu du reste de la part des anges. Il a toujours été clair pour moi que ce projet ne serait pas personnel. Je ne sais pas pourquoi. J’entrevoyais probablement l’ensemble des compétences nécessaires à son éclosion, puis à sa gestion. Ce n’est pas parce qu’on est entrepreneur qu’on sait tout faire, surement pas. Pourquoi, exactement à ce moment là, bon en fait à quelques semaines près, les choses se passent, sans qu’elles disent leur nom, sans promesse ? Comment une envie de travailler ensemble devient-elle évidente ? Cécile, une styliste avec laquelle nous avions créé pas mal de produits depuis 10 ans, me dit subitement un jour que nous devrions y penser… Travailler ensemble. Choc. Cool. Check.

 

Co-machiner c’est capital

 

Enfin, je ne saurais trop louer les espaces de co-working (jeu de mot). Vraiment incapable de bosser correctement de chez moi, j’ai surement eu la chance d’atterrir dans l’un des meilleurs espaces de travail partagé de Lyon, le Workloft 7. Mais quand bien même… J’avais découvert quelques semaines auparavant Citycrunch sur le web, un webzine de culture urbaine influent en capitale des Gaules. Bien loin de penser que quelques jours plus tard, je pourrais co-travailler à quelques mètres d’eux. Je n’avais pas prévu, non plus, que nous serions, aujourd’hui, associés. Enfin voilà, un projet de création, c’est en parler, encore et encore, candidement convaincu, avec plein de gens différents et puis parfois ça accroche vraiment. On se reconnaît.

On s’est reconnu avec Guillaume et Pierre, aussi.

 

Demain, d’autres contacts, d’autres rencontres, d’autres regards se porteront sur ce trajet et ces projets. J’avoue, j’ai été trop longtemps soliste. Orgueil et réserve. Mais ça c’était avant.

 

Qu’il est bon de savoir de ne savoir qu’une chose : NOUS sommes impatients de vous rencontrer sur Les Transats et de vous parler de ce que NOUS sommes.